Le SIDIS possède deux camions Rahachiri, l'un possède 800500 litres d'eau et utilise de la mousse, l'autre est un triexe et utilise de la poudre, du cO2 et de la mousse. Léo Vignal / JDM
Depuis samedi, une soixantaine de pompiers luttent contre plusieurs feux de végétation à Mayotte, où près de 30 ha ont déjà brûlé. Le brûlis agricole, pratique interdite, est pointé du doigt. Avec une soixantaine d’hommes engagés depuis samedi, quatorze feux de végétation dimanche et d’épais nuages de fumée, les sapeurs-pompiers de Mayotte se démènent à nouveau contre les flammes, deux mois après un week-end noir.
Près de 30 ha ont déjà brûlé dans le 101e département, le plus pauvre de France, une « estimation qui peut encore augmenter », selon le lieutenant Abdou Maoulida, chef du groupe Sud du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Mayotte.
Lundi, plusieurs feux sont restés particulièrement actifs à Bouéni, Dapani, Bandrélé mais aussi sur le Mont Bénara.
Le risque a été « fortement aggravé par les conséquences du cyclone Chido » fin 2024, « qui a endommagé environ 85 % des forêts publiques, générant une importante quantité de biomasse morte favorable aux incendies », souligne la préfecture.
Les services de l’État mettent également en cause « les occupations illicites, les défrichements sauvages et les pratiques agricoles utilisant le feu sans respect des règles ».
Ces derniers jours, selon le lieutenant Abdou Maoulida, 80 % des feux qui se sont déclarés sont le fait des brûlis, une pratique interdite qui consiste à nettoyer son champ par le feu.